Au début du siècle, lorsque les premières écoles de santé publique ont vu le jour aux États-Unis, convaincre les gouvernements de financer ce nouveau champ n’allait pas de soi. Pourquoi ? Parce qu’en santé publique, on ne peut pas mettre un visage sur les vies sauvées. La prévention n’offre pas de moments spectaculaires. Aucun enfant ne vient dire : « Grâce à l’air non pollué, je suis encore en vie. » Aucun parent ne peut raconter comment l’absence d’épidémie lui a permis de voir sa fille grandir en santé.