Ma collègue Stéphanie Morin a qualifié la pièce-évènement Corps fantômes chez Duceppe de « fresque titanesque et indispensable » en ajoutant avoir eu l’impression d’assister à un moment important de la dramaturgie québécoise. J’ai aussi entendu de cette pièce qu’elle est notre Angels in America, mais je n’aime pas toujours ce genre de comparaison, car si Corps fantômes s’inscrit effectivement dans le courant de ces œuvres sur la communauté LGBTQIA2+ dont elle s’inspire, elle vient surtout ajouter une pierre à l’édifice et éclairer un pan peu lumineux d’une histoire plutôt récente, qui est finalement assez méconnue. La nôtre.