C’est par visioconférence, depuis le prestigieux Salon international du meuble de Milan, que Harry Nuriev s’est entretenu avec La Presse, début avril. La veille, il s’adressait à son public montréalais de la même façon, dans le cadre de l’évènement Complètement Design. Sur la scène internationale, on courtise ce prodige qui dissèque les dérives du consumérisme, pulvérise les frontières entre l’art, le design et l’architecture, et se place en pionnier d’un nouveau mouvement. Son manifeste s’articule autour d’un principe implacable : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».