Il y a, ici et là, dans le quartier où j’habite, des terrains vacants. Ils sont apparus dans les dernières années, résultats de la mise en place d’un programme qui permettait aux résidants de zones inondables de voir leurs maisons rachetées par le gouvernement. Ceux qui s’en sont prévalus sont partis, et les maisons où ils ont vécu pendant des années, parfois même des décennies, ont été rasées, souvent en moins d’une journée. Une ou deux rétrocaveuses arrivaient, leurs opérateurs terminaient leurs cafés puis se mettaient à l’ouvrage – c’est fou à quel point on passe vite au travers d’une modeste résidence.