CHRONIQUE / Quand Anne-Sophie est débarquée au centre jeunesse — à 17 ans et huit mois — pour des problèmes de santé mentale, elle était une fille de bonne famille, sans histoire. «Ils m’ont redonné ma fille à 18 ans avec un gâteau, des problèmes de drogue et de délinquance. Elle était pire que quand elle est entrée, je ne la reconnaissais plus...»