Les résultats de la recherche sur la montée de la misogynie, de l’homophobie et de la transphobie dans les écoles québécoises publiée récemment par le professeur Francis Dupuis-Déri, de l’Université du Québec à Montréal, qui a mené cette étude en collaboration avec la Fédération autonome de l’enseignement, devraient nous inquiéter collectivement. Ils ne décrivent pas seulement des paroles blessantes ou des évènements isolés : ils révèlent un climat. Un climat où les discours antiféministes se banalisent, où les jeunes LGBTQ+ se sentent plus vulnérables et où la peur de s’affirmer gagne du terrain.