C’est une lente procession sans fin qui grimpe en direction d’un vaste bâtiment d’où s’échappe une épaisse fumée noire. En ce mardi 10 décembre, les yeux des Syriens sont tous tournés vers Saidnaya, ce complexe pénitentiaire situé à 30 km de Damas. Des milliers de familles en provenance des quatre coins du pays affluent dans l’espoir de retrouver leurs proches, retenus pour certains depuis des décennies, dans cette gigantesque machine de mort.