J’ai dû lui faire peur en ouvrant la fenêtre. Il a virevolté, s’est posé sur une branche du sapin et a fait tomber sa proie, un éclair gris et jaune sur le paysage monochrome. J’ai mis un moment à comprendre ce dont il s’agissait, puis je l’ai repéré derrière son écran d’épine : un faucon émerillon, que j’avais dérangé au milieu de son repas. Au pied de l’arbre, deux petites ailes couleur cannelle et une tache de sang sur la neige.