À l’intersection Sainte-Catherine et Saint-Timothée, je suis assis sur une chaise rose bordée de plantes. J’ai appris à m’y réfugier, comme on retourne à un lieu de mémoire inévitable. Je relis un livre comme on rouvre une plaie pour vérifier si elle a cicatrisé : Le balcon de Jean Genet. Un classique que j’aime lire en plein air pour faire semblant d’appartenir aux « transfuges de classe » dont parle Pleau dans Rue Duplessis.