Aujourd’hui, 1er février, cela fait un an que je vis au Québec. Je finis de travailler tard et je me sens un peu épuisé. Il est 18 h, la ville a l’allure d’un soir d’été. J’aimerais aller dîner rue Saint-Denis. J’hésite encore. J’ai essayé d’appeler ma mère pour lui rappeler ce fameux anniversaire, aucune réponse. Elle aurait fait tout un discours. Elle est bonne pour ça. Je me souviens, quand je lui ai dit que je voulais devenir écrivain, ma mère m’a adressé un long sermon pour me motiver, pour que je ne baisse pas les bras ni le cœur.