Février me paraît un mois très singulier et suspect. Il est le seul de l’année à compter moins de jours. Pourtant, il concentre plus d’évènements que bien d’autres mois : la Saint-Valentin, la mort du grand militant Jesse Jackson, l’entrée en vigueur de l’Acte d’Union, la pendaison des Patriotes au Pied-du-Courant, la grève de l’amiante, la chute de la dictature des Duvalier, et j’en passe. Ce sont des évènements dispersés. À force de les voir cohabiter, février finit par ressembler à une période de bascule : ruptures, chutes, exécutions, amours, désunions et unions imposées. Un mois trop court pour contenir tout ce qu’on lui demande de porter.