Carole David n’a pas connu son grand-père, un immigrant italien, mort à 52 ans dans un accident de travail, en 1945 à Montréal, son corps broyé par la machine à l’usine. On pourrait dire aussi broyé par la machine capitaliste qui avait besoin des bras de tant de gens venus chercher une vie meilleure en Amérique, mais qui y ont parfois trouvé la mort, dans l’anonymat, sans aucune compensation. Comme bien des prolétaires canadiens-français aussi.