On a beaucoup parlé, en Europe, de la victoire récente du Parti libéral mené par Mark Carney. Comme je l’expliquais dans une chronique il y a quelques semaines1, la chute du Parti conservateur dans les sondages depuis l’accession de Donald Trump à la Maison-Blanche a sonné comme un sérieux avertissement contre toutes les personnalités politiques européennes qui, à droite et encore plus souvent à l’extrême droite, se sont plus ou moins réclamées d’une forme de trumpisme. Mais il y a plus. La presse européenne, y compris britannique, a présenté Mark Carney non seulement comme un centriste dont les valeurs s’opposent à celles du trumpisme, mais aussi comme une personnalité en tout point opposée à celle du flamboyant président américain.