CHRONIQUE / Les mots sont mon métier. Depuis plus de 50 ans. Et pourtant ils me manquent quand je pense à ces deux bébés qui ont été abandonnés dans la rue par leurs mères à Longueuil dont un est mort après quelques heures de vie sur Terre. Abandonnés par deux femmes dont on peine à imaginer la détresse. Ce drame m’inspire une tristesse et une colère de fin du monde.