Une décision passée presque inaperçue au Québec pourrait bien rebattre les cartes du débat sur la justice pénale au pays. Le 31 octobre dernier, la Cour suprême du Canada a de nouveau invalidé des peines minimales obligatoires prévues au Code criminel. Par une très courte majorité de cinq juges contre quatre, elle a jugé inconstitutionnelle la peine d’un an d’emprisonnement imposée automatiquement pour possession de pornographie juvénile et accès à de la pornographie juvénile.