Dans le Bas-Saint-Laurent, la marée qui se retire découvre un monde mi-terrestre, mi-marin : un vaste damier d’argile, de rocaille et de marais salés, qui est le refuge d’une faune discrète et d’une flore connue de quelques initiés. Des plantes résilientes et robustes y poussent dans des conditions difficiles. Elles sont une richesse non moins fragile, insiste la propriétaire des Jardins de la mer, Claudie Gagné, qui protège ces trésors du littoral avec ferveur.