Eh bien voilà. On me détestait déjà parce que j’étais un piéton. Les automobilistes maudissent les piétons : c’est lent, ça a la priorité aux passages piétonniers et ça cabosse la voiture en cas d’impact. On me détestait aussi parce que je suis un automobiliste : tout le monde haït les automobilistes, ils se haïssent même entre eux. Comme si les raisons de me détester n’étaient pas assez nombreuses, j’en ajoute une maudite bonne à la liste : je viens de m’acheter un vélo.