« J’ai eu une vraie peine d’amour. » Cette confidence de Kim Thúy qui suscite de hauts cris n’est pas tirée d’un site à potins, mais d’une entrevue poignante que l’écrivaine à succès a accordée à Radio-Canada, à l’occasion de sa première incursion dans le monde du théâtre avec la pièce Ấm au Théâtre du Nouveau Monde. La peine dont elle parle est une peine d’amour avec un Québec qu’elle ne reconnaît plus. Un Québec qu’elle songe même à quitter tant elle est chagrinée par le discours des politiciens qui font de l’immigrant un bouc émissaire.