Jacques et Charles ont découvert la vie en prison à 76 et 72 ans. Le premier a les pieds fragiles, mais doit néanmoins grimper une échelle pour atteindre son lit, puis périlleusement en redescendre. Le second dort sur un matelas si mince que son mal de dos s’est mué en hernie discale : il ne parvient plus à relever le pied droit. Frank, leur codétenu, craint quant à lui d’être terrassé par un nouvel infarctus s’il est transporté – pieds et poings liés – dans un fourgon cellulaire non climatisé en pleine canicule.